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Le Printemps des Historiens

Le Printemps des Historiens

Le Service Patrimoine de la Communauté de Communes du Canton d’Oust propose un cycle de conférences consacré aux jeunes historiens et à l’actualité de la recherche en histoire.
Les conférences ont lieu le vendredi soir à 21 heures à la Médiathèque Intercommunale, 5 Chemin de Trésors à Seix. L’entrée est libre.

Les différentes conférences

Vendredi 23 avril – Muriel Gauthier
La France et l’Empire ottoman aux XVIe et XVIIe siècles : des rapports ambigus
François Ier était, en tant que roi de France, le « roi très-chrétien », le « fils aîné de l’Église », donc l’un des premiers défenseurs du catholicisme en Europe et dans le monde. Pourtant, à la surprise générale, c’est avec Soliman le Magnifique, alors empereur ottoman qu’il signa un traité d’alliance en 1536. Ce traité fut régulièrement renouvelé par les successeurs de ces deux souverains, plaçant la France dans une situation inédite et paradoxale, celle d’un royaume ouvertement chrétien mais néanmoins allié à une puissance musulmane de première
importance… Une situation délicate que cette conférence se propose d’explorer.

Muriel Gauthier est professeur agrégée d’Histoire. Actuellement Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherches à l’Université de Toulouse II – Le Mirail, elle est en quatrième année de thèse de doctorat sous la direction de Joël Cornette, à l’Université de Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis.

Vendredi 7 mai – Benjamin Weber Les papes et l’Islam au XVe siècle
A l’heure où les incompréhensions semblent se multiplier, il est bon de se pencher sur l’histoire des relations entre l’Occident et le monde musulman. Le dernier siècle du Moyen Age présente pour cela un intérêt particulier, avec la conquête d’une grande partie de l’Europe
par les Turcs ottomans. On s’aperçoit alors que, derrière une apparente immuabilité des discours, les relations sont complexes, les connaissances réciproques nombreuses, et les oppositions bien plus politiques que religieuses.
Docteur en histoire médiévale, Benjamin Weber enseigne à l’Université de Pau-Pays de l’Adour. Il a passé plusieurs années à Rome, à travailler dans les archives pontificales pour étudier la guerre contre les Turcs au XVe siècle.

Vendredi 21 mai – François Godicheau L’invention du terrorisme en Occident à la fin du XIXe siècle
François Godicheau se propose d’étudier la manière dont les Etats ont construit la figure du terroriste à partir des attentats anarchistes à la fin du XIXe siècle, et en ont fait un bouc émissaire pour détourner les regards des divisions profondes qui affectaient les sociétés européennes.
François Godicheau, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et pensionnaire de la Casa de Velazquez, agrégé d’histoire et docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, est maître de conférences à l’Institut d’Etudes ibéro-américaines de l’Université de Bordeaux III. Il a publié Les Mots de la guerre d’Espagne (Presse universitaire du Mirail, 2003), La Guerre d’Espagne,
République et révolution en Catalogne (Odile Jacob, 2004), La Guerra civil en 250 palabras (Alianza, 2005) et a codirigé, avec Julio Arostegui, l’édition de La Guerra civil. Mito y memoria (Marcial Pons, 2006).

Vendredi 4 juin – Camille Rhoné
L’Iran et le jihâd – la guerre sainte – au Moyen Age (VIIIe-XIIe siècles)
Au Moyen Age, les musulmans eux aussi ont leurs infidèles. Pour les Iraniens, convertis à l’islam à partir du VIIIe siècle, ce sont les nomades des steppes turco-mongoles qui représentent ainsi l’ennemi, en termes religieux certes, mais aussi politiques, sociaux et économiques. La thématique du jihâd fait alors l’objet d’un discours propagandiste de la part des élites religieuses et bureaucratiques au service de leurs souverains, pour légitimer la guerre contre l’ennemi extérieur, mais aussi pour faire face aux problèmes internes.
Professeur agrégée d’histoire, Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherches à l’Université Paris 1- Sorbonne, Camille Rhoné effectue sa quatrième année de thèse de doctorat, sous la direction de Christophe Picard et Denise Aigle. Elle préside l’association Diwan des doctorants en islam médiéval.

Vendredi 19 juin – Maëlle Maugendre L’exode au féminin. Les femmes espagnoles réfugiées dans le Sud Ouest de la France, de 1939 à 1944.
La Retirada, l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés espagnols en France au début de l’année 1939, a fait l’objet de nombreuses études historiques qui retracent les difficiles conditions dans lesquelles les soldats républicains ont été pris en charge par les autorités
françaises : internement dans des camps, enrôlement dans les Compagnies de Travailleurs, rapatriements, etc. Mais qu’en est-il des femmes ? Passant en nombre la frontière, ces dernières subissent, au même titre que leurs compagnons d’infortune, les politiques coercitives qui sont mises en place pour les encadrer par les différents gouvernements qui se succèdent alors à la tête de l’Etat. Il s’agit désormais de retracer l’histoire de ces oubliées de l’exil espagnol…
Doctorante en deuxième année de thèse en histoire contemporaine à l’Université de Toulouse – Le Mirail, sous la direction de Sylvie Chaperon et François Godicheau, Maëlle Maugendre a obtenu en 2007 le Prix d’Histoire Sociale Jean Maitron pour son mémoire de Master. Elle a publié De l’exode à l’exil. L’internement des républicains espagnols au camp du Vernet d’Ariège, de février à septembre 1939 (Sudel, 2008).

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écrit le: 8 avr 2010 | auteur: Kercabanac.com

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